Sans cesse à mes côtés s'agite la diablesse ; Elle nage autour de moi comme un air impalpable ; Je l'avale et la sens qui brûle mes poumons Et l'emplit d'un désir éternel et coupable.
Parfois elle prend, sachant mon grand amour de l'Art, La forme de la plus séduisante des femmes, Et, sous de spécieux prétextes de cafard, Accoutume ma lèvre à des philtres infâmes.
Elle me conduit ainsi loin du regard de Dieu, des plaines de l'Ennui, profondes et désertes.